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De la nécessité de penser l’après : l’éclairant exemple de la fin de l’Union Soviétique



Dans un récent article paru sur le site The Conversation, le chercheur Eric Martel nous livre une analogie iconoclaste entre la situation actuelle et ce qui s’est passé lors de la chute de l’URSS. Et notamment comment l’accident de Tchernobyl de 1986 serait comparable à notre COVID de 2020, puisqu'il a marqué, selon Gorbatchev lui-même, « le début de la fin ».


Selon lui, cette mise en perspective montre :

  • Qu’un effondrement du système ne vient pas forcément (et seulement) de causes externes (notamment environnementales) mais aussi de causes internes, sociales et culturelles

  • Comment les gens, tout en étant conscients du caractère factice du système dans lequel ils vivent, sont tellement « intégrés » à ce système, qu’ils sont « incapables » de penser à une alternative

  • Que ce qui paraissait impensable à tous auparavant devient soudain une évidence pour chacun. D’où un basculement rapide de modèle mais qui peut s’avérer une transition douloureuse si rien n’a été anticipé…


Un article à mettre en perspective avec une tribune des deux chercheurs A. Landier et D. Thesmard, parue dans les Echos en septembre 2019 sur leur analyse civilisationnelle de la crise des gilets jaunes et leur remède à cette situation : redonner aux individus la maîtrise de leur destin (notamment par la décentralisation et la responsabilisation).

Quand on compare les errements de la gestion hyper-centralisée que nous vivons avec les exemples allemand (décentralisé) et suédois (responsabilisant), on peut se poser la question de savoir si nous n’allons pas plutôt vers un scénario à la soviet…


Il est donc plus qu’urgent de reprendre notre destin en main pour préparer l’après !
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